DÉMOCRATIE NATIONALE

Dossier spécial


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La Charia

10 - Le voile islamique


Introduction

Dans les sociétés musulmanes, la question a rarement eu l'importance qu'elle revêt aujourd'hui et le thème du voile n'a été abordé généralement dans la littérature musulmane que d'un point de vue théologique, obstacle offusquant la vision de Dieu et non comme tenue vestimentaire.

Le voile est une obligation religieuse ou, du moins, est vu comme tel par la plupart des musulmans et musulmanes.

Un verset du Coran dit :

O prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de se couvrir de leurs voiles: c'est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensées.

Coran 33, 59

Bien que celui-ci ne soit que la suite logique de leur enfermement, il peut paraître étonnant d'entendre certaines femmes affirmer de nos jours qu'elles ont choisi de porter (ou reporter) le voile librement dans le but de s'affirmer en tant qu'individus.


burka

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Définition

Voile islamique

Le voile islamique est d'origine proche-orientale. Le Coran le présente comme un signe de reconnaissance des femmes de musulmans qui les met à l'abri des "agressions extérieures".

Néanmoins, les commentateurs musulmans ont souvent abordé le sujet sous l'angle de l'éthique musulmane qui favorise la primauté masculine.

Le voile islamique est également appelé "hijab".

Hijab

Le hijab (arabe : حِجَاب, hijāb) désigne, au départ dans le Coran (sourate 33 verset 53), tout obstacle (rideau, paravent, voile, tenture…) se trouvant à l'intérieur de l'habitation de Mahomet devant un être ou un objet pour le soustraire à la vue ou l'isoler du visiteur. 

Il désigne, de nos jours, plus particulièrement le voile que certaines femmes musulmanes disposent sur leur tête en laissant le visage apparent. Lorsque le visage est couvert, on ne parle pas de hijab mais plutôt de "voile intégral" qui peut prendrela forme d'un niqab, d'un sitar ou d'une burqa. 


10.1 - L'interdiction du voile intégral

La CEDH juge "nécessaire" l'interdiction du voile intégral dans une société démocratique.

Même si elle choque certains musulmans, l'interdiction du port du voile intégral dans l'espace public est une "mesure nécessaire" dans une société démocratique pour "garantir les conditions du vivre-ensemble dans la société".

CDHE - Cours Européenne des Droits de l'Homme

Un premier arrêt avait été rendu en ce sens le 1er juillet 2014, dans lequel la CEDH avait rejeté la plainte d'une Française musulmane d'origine pakistanaise contre la législation en vigueur depuis 2011 en France, premier pays européen à interdire le voile intégral dans l'espace public.

L'arrêt avait été rendu par la Grande Chambre, l'instance suprême de la juridiction européenne qui siège à Strasbourg, dont les décisions sont définitives.

La Cour a repris cette jurisprudence pour rejeter deux plaintes introduites par deux Belges musulmanes et une Marocaine installée en Belgique contre la législation adoptée dans notre pays le 1er juin 2011 pour interdire le port en public d'une tenue cachant totalement ou partiellement le visage.

La mesure concerne le port du niqab et de la burqa, deux voiles islamiques qui couvrent le visage à l'exception des yeux et ne permettent pas l'identification.

Les plaignantes assuraient avoir pris de leur propre initiative la décision de porter le niqab et dénonçaient une discrimination, une violation de leur droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion et une atteinte à leur vie privée et familiale.

L'une des requérantes a souligné que la crainte d'être verbalisée l'a contrainte à rester à la maison, réduisant ainsi sa vie privée et sociale.

La Cour a rejeté ces arguments. Les juges ont retenu que la loi belge, comme la loi française, visait à assurer "la sécurité publique, l'égalité entre l'homme et la femme et une certaine conception du vivre-ensemble dans la société".

L'acception ou non du port du voile intégral dans l'espace public belge constitue un choix de société, ont relevé les juges.

Examen au cas par cas

- La décision prise par les autorités belges a fait l'objet d'un débat au sein de la chambre des représentants et d'un examen complet de l'ensemble des enjeux par la Cour constitutionnelle, ont-ils ajouté.

L’État belge souhaitait par cette interdiction "protéger une modalité d'interaction entre les individus essentielle au fonctionnement d'une société démocratique".

La Cour a été créée en 1959 par les États membres du Conseil de l'Europe pour protéger la convention européenne des droits de l'Homme. Or il n'y a "aucun consensus" entre les membres du Conseil de l'Europe pour ou contre une interdiction générale du port du voile intégral dans l'espace public, rappelle l'arrêt.

La Cour ne dit pas que le port du voile intégral doit être interdit dans tous les pays du Conseil de l'Europe, souligne-t-on de source autorisée au sein de l'instance. "Mais si des États veulent légiférer et si leurs lois sont similaires à celles adoptées en France et en Belgique, elles ne seront pas contraires aux dispositions de la convention des droits de l'Homme", précise-t-on. L'examen se fera "toujours au cas par cas" et la Cour sera très attentive aux sanctions, car elles doivent être proportionnées. La loi belge prévoit une sanction pénale pouvant aller d'une amende jusqu'à une peine d'emprisonnement en cas de récidive. La Cour a relevé mardi que l'application de ces sanctions n'était pas automatique. En outre, ont souligné les juges, la dissimulation du visage dans l'espace public est une infraction "mixte" en droit belge, c'est-à-dire qu'elle relève de la procédure pénale et de l'action administrative, permettant à l’État belge une marge d'appréciation dans l'application des sanctions prévues.

10.2 - Les différents types de voile islamique

Le Coran présente le voile comme un signe de reconnaissance des femmes de musulmans qui les met à l'abri des "agressions extérieures". Néanmoins, les commentateurs musulmans ont souvent abordé le sujet sous l'angle de l'éthique musulmane qui favorise la primauté masculine.

LA BURQA
BURQA

La burqa (en pachto, برقع), parfois orthographié burka, ou plus rarement bourka, est un voile intégral d'origine afghane porté par les femmes principalement en Afghanistan, au Pakistan et en Inde.

La burqa, souvent de couleur bleue, est un vêtement couvrant tout le corps, y compris le visage. Un voile ou une « grille » de tissu sont installés au niveau des yeux pour permettre de voir.

Ce vêtement, devenu un symbole de l’oppression subie par les femmes dans des pays aux mains d’islamistes radicaux, n’existerait que depuis quelques décennies sous cette forme, le vêtement traditionnel afghan étant plus proche du tchador iranien.

Ce sont les talibans, fanatiques islamistes, qui ont imposé la burqa lors de leur arrivée au pouvoir dans le pays, à la fin des années 1990. Leurs motifs pour le faire étaient différents de ceux évoqués dans le Coran : il ne s’agit pas de voiler la femme pour sa protection, mais bien pour éviter aux hommes la tentation.

Cette tenue était devenue aux yeux du monde le symbole du régime des talibans en Afghanistan, qui l'avaient rendue obligatoire, mais elle est loin d'avoir disparu après leur chute en 2001.

LE HIJAB
HIJAB

Le terme hijab (arabe : حِجَاب, hijâb) est issu de la racine hajaba qui signifie « dérober au regard, cacher ». Par extension, il prend également le sens de « rideau », « écran ». Le champ sémantique correspondant à ce mot est plus large que pour l'équivalent français « voile » qui couvre pour protéger ou pour cacher, mais ne sépare pas.

Le hidjab ne recouvre donc pas le visage, ni l’ensemble du corps, mais il en existe plusieurs types, qui peuvent être plus ou moins visibles.

Promu par les Frères musulmans, il est souvent complété par une tunique ou un imperméable. Il s'est généralisé dans le monde musulman, remplaçant les tenues traditionnelles comme le "haïk" en Afrique du Nord, grande pièce de laine ou de coton qui dissimule les formes du corps et voile le visage.

Selon les pays et les courants religieux, sa forme diffère :

  • en Iran, par exemple, il s'appelle tchador et ne cache pas le visage ni les vêtements de la femme ;
  • par contre, en Afghanistan, dans certaines régions du Pakistan ou d'Inde où il s'appelle tchadri, il cache tout le corps ne laissant voir que le bas de ses jambes couvertes d'un pantalon (la femme sous son voile est habillée d'un pantalon recouvert d'une robe tombant légèrement sous les genoux) et à l'occasion ses bras et ses mains.

Le voile s'appelle aussi lithâm (cache-nez) ou encore khimâr, terme générique qui désigne tout ce qui couvre la tête: mantille, châle ou écharpe.

LE SHAYLA ou AMIRA JILBAB
SHAYLA ou AMIRA JILBAB

Le Jilbab (arabe: جلباب) est un vêtement en forme de longue robe, avec ou sans capuchon, porté par les hommes et les femmes, en Afrique du Nord majoritairement , dans la péninsule Arabique aussi. Il est souvent noir mais peut être d'une autre couleur.

Très ancien, et parent du caftan turc, c'est un vêtement confortable. Il peut également être porté de différentes matières en fonction du climat.

A ne pas confondre au jilbab pour les femmes ou qamiss ou encore kamis qui est différent(habit recommandé pour les musulmans). Le qamiss et le jilbab sont interdits dans les établissements dans certains pays, puisque c'est un habit religieux, a noter que la djellaba concernant les hommes et femmes ne l'est pas, c'est une mode orientale.

LE NIQAB
NIQAB

En général de couleur noire, le niqab se distingue du hidjab car il masque aussi le visage, à l’exception des yeux.

Son port est plutôt le fait de pratiquants d’un islam rigoriste, notamment les adeptes du salafisme.

Le niqab s’accompagne parfois de gants destinés à cacher les mains (voire de lunettes de soleil ou d’un masque), et peut consister en un vêtement couvrant tout le corps.

Il est porté par certaines musulmanes, en tant que prolongement vestimentaire du hijab, principalement au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est, en Afrique du Nord et dans le sous-continent indien.

LE KHIMARTCHADOR
KHIMARTCHADOR

Un tchador ou chador (en persan : چادر, Chādar) ʧaːdor est un vêtement traditionnel iranien porté par les femmes, utilisé principalement aujourd'hui par les femmes musulmanes dans les zones urbaines ou rurales en Iran et quelques pays d'Asie centrale.

Un tchador est une pièce de tissu semi circulaire ouverte sur le devant. Il ne possède pas d'ouvertures pour les mains ou de fermetures, mais est tenu par les mains ou les dents, ou encore en entourant ses extrémités autour de la taille.

 Le port du tchador n'est pas obligatoire en Iran, à la différence du port d'un voile sur la tête.

10.3 - Les normes du voile islamique

  1. Le Hijab doit couvrir tout le corps, comme cela est clairement prouvé dans le Qor’an et dans la Sounnah.
  2. Le Hijab ne doit pas être transparent ou trop mince, de manière à ce que la couleur de la peau ou que les membres du corps soient visibles. 
  3. Le Hijab doit être ample et non serré ou collé sur le corps. Car si la femme porte un vêtement qui n’est pas transparent ou léger, mais qui est moulant et collant à la peau, de façon à ce que ses seins, ses hanches, ses fesses, et les autres parties du corps soient décrits et exposés, le but du Hijab, qui est de couvrir le corps et de protéger de la tentation, n’est pas respecté. 
  4. Le Hijab ne doit pas être décoré ou de couleur qui attire trop le regard.
  5. Le Hijab ne doit pas être parfumé.
  6. Le Hijab ne doit pas ressembler aux vêtements des hommes.
  7. Le Hijab ne doit pas ressembler aux vêtements des mécréants et des mécréantes. L’Islam interdit aux musulmans d’imiter les Kouffars (mécréants) dans leurs croyances (religieuses ou autres), dans leurs pratiques (religieuses ou autres), dans leurs coutumes, dans leurs façons de vivre, dans leurs façons de s’habiller, dans leurs modes et dans tout en général.
  8. Le Hijab ne doit pas être un vêtement de fierté ou de popularité.

10.4 - Les raisons qui encouragent le port du voile

10.4.1 - Une islamisation galopante de la société arabo-musulmane.

L’apparition et la propagation durant ces dernières décennies d’un certain islam intégriste préoccupe la plupart des gouvernements arabes et musulmans, pour lesquels il a souvent été un facteur déstabilisant et destructeur. On a l’impression qu’on assiste depuis quelque temps à un glissement du pouvoir politique traditionnel et son passage entre les mains de forces religieuses organisées de manière ouverte ou clandestine, qui étendent leur influence chaque jour davantage, sur les masses populaires.

Des femmes portant un voile, selon les pays, hijab au Maghreb, nigab en Egypte, khimar en Arabie, tchador en Iran, des hommes barbus et bizarrement accoutrés en afghans, c’est le paysage actuel dans plusieurs villes arabes, une mutation opérée sous le regard impuissant et inquiet des autorités traditionnelles, quand ce n’est pas sous l’incitation et l’exhortation des régimes islamistes nouvellement installés.

10.4.2 - L’attitude des dirigeants arabes.

Si la plupart des dirigeants et des responsables des partis politiques arabes sont hostiles à la poussée de l’islam intégriste et notamment du terrorisme, il reste, qu’en ce qui concerne le port du voile, ils n’ont jusqu’à présent, pris aucune initiative pour désapprouver les défenseurs du foulard.

L’attitude quelque peu molle et mitigée des gouvernants arabes ne peut s’expliquer que par la crainte de susciter une levée de boucliers et de donner l’occasion aux extrémistes de montrer les dents. Al Qaïda n’attend que de telles opportunités pour taxer les dirigeants modérés, de traîtres, de vendus à l’ennemi et, par conséquent, pour commettre des attentats meurtriers.Aucun pays arabe ne souhaite devenir une cible de ces visées terroristes, d’où la grande prudence observée dans leurs attitudes et leurs déclarations, sauf quand il s’agit de s’aligner sur les réactions internationales, pour condamner le terrorisme.

10.4.3 - L’inluence des emissions televisees par satellites

Des dizaines de chaînes de télévision par satellites diffusent à longueur de journée des émissions religieuses en langue arabe, dont l’impact sur les populations n’est plus un secret pour personne.

Un certain nombre de prédicateurs et d’éminents professeurs en matière religieuse sont devenus célèbres pour ne pas dire familiers dans la société arabo-musulmane. 

Le cheik Karadaoui qui est un fervent défenseur du voile islamique a exprimé son mécontentement et pris une position hostile à la suite de la décision du gouvernement français d’interdire le port du foulard dans les facultés.

La chaîne qatarie d’Al Jazzera diffuse quotidiennement et plusieurs fois par jour des informations et des images montrant le calvaire dont souffrent les Palestiniens et les Irakiens.

Le travail d’endoctrinement et de sape entrepris par tous ces propagandistes ainsi que leurs discours, destinés à une jeunesse souvent désœuvrée et marginalisée, créent un terrain favorable au recrutement de futurs terroristes lesquels, en attendant, obligent leurs épouses, filles et sœurs, à porter le foulard, premier acte d’attachement à l’islam et de respect de ses prescriptions.

A signaler que plusieurs de ces chaînes télévisées sont financées par des personnalités arabes lesquelles placent leurs actes dans le cadre, disent-ils, d’une contribution de leur part, aux dépenses nécessitées par le combat engagé par les moudjahidines pour le triomphe de l’islam.


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