Démocratie Nationale

Dossier Spécial


Les dossiers spéciaux de Démocratie Nationale ont pour vocation la RÉINFORMATION

Le cordon sanitaire

NON

Introduction

En adoptant le principe du "cordon sanitaire", l’ensemble des partis qui se prétendent "démocratiques", s’engagent à ne pas soutenir les propositions émises par l’extrême droite, à ne jamais faire d’alliance avec ces partis, ni même négocier avec eux.

En refusant de la sorte d’intégrer l’extrême droite au gouvernement, l’objectif est de la maintenir dans l’opposition..


Un véritable redressement démocratique de la Belgique s'impose

La liberté d'expression

Le cordon sanitaire est un déni de démocratie

Il constitue une censure incompatible avec les standards démocratique européens

Définition


Le cordon sanitaire

C'est le nom donné en Belgique, au dispositif ANTI-DÉMOCRATIQUE, politique et médiatique visant à éviter que des partis politiques qualifiés d'"extrémistes" ne se retrouvent dans une coalition au pouvoir.

Le "cordon sanitaire" est cette politique menée par les partis qui se prétendent démocratiques à l'égard de leurs adversaires. Elle consiste à refuser tout contact, toute discussion, tout arrangement et forcément toute coalition.

Méprisant et ne respectant pas "la déclaration universelle des droits de l'homme", l'application de celui-ci en Belgique représente un déni de démocratie.


Un dispositif anti-démocratique

Le cordon sanitaire est un DÉNI DE DÉMOCRATIE car Il ne respecte pas :

  • la déclaration universelle des droits de l'homme ;
  • la liberté d'expression ;
  • la démocratie (car cela revient à ne pas écouter le vote des électeurs).

En Belgique, le cordon sanitaire envers les mouvements nationalistes est très présent dans le paysage médiatique et politique francophone, là où la Communauté flamande a choisi de ne pas appliquer ce système sur le plan médiatique. Il est surréaliste de constater que les radios et télévisions publiques des deux communautés linguistiques ne bénéficient pas des mêmes règles déontologiques. Pourtant d'après notre CONSTITUTION "tous les Belges sont égaux devant la loi"...

Censure politique et médiatique

Le cordon sanitaire politique

Le volet politique n'est basé sur aucun texte législatif, seul des accords entre partis le maintiennent.

En adoptant le principe du "cordon sanitaire", l’ensemble des partis démocratiques s’engagent à ne pas soutenir les propositions émises par l’extrême droite, à ne jamais faire d’alliance avec ces partis ni même négocier avec eux. En refusant de la sorte d’intégrer l’extrême droite au gouvernement, l’objectif est de la maintenir dans l’opposition.

Le cordon sanitaire médiatique

Le volet médiatique désigne quant à lui une pratique qui consiste à ne pas laisser s’exprimer l’extrême droite dans les médias, à ne pas lui offrir de tribune, bref à refuser de lui donner la parole. Les médias doivent éviter de parler des partis qualifiés "extrémistes" en termes positifs, ne pas donner la parole aux leaders et mettre l'accent sur les éventuelles décisions judiciaires à l'encontre de ces partis.

En Flandre, cette pratique se limite à un accord entre partis démocratiques pour ne pas conclure de coalition avec le Vlaams Belang. Par contre, en Belgique francophone elle a été étendue à certains médias et plus particulierement au service public .

La liberté d'opinion et d'expression est l'une des premières libertés politiques et plus généralement l'une des libertés fondamentales. Elle va de pair avec la liberté d'information. Le cordon sanitaire (censure) imposé en communauté Française est son antithèse.

Chronologie

À l’origine, dans les années 1920’, le cordon sanitaire politique vise à empêcher tout particulièrement  la propagation de l'idéologie bolchévique.

Le concept renaît dans les années 1980’, au départ pour enrayer la progression du Vlaams Blok en Flandre devenu aujourd'hui le Vlaams Belang.

Le premier accord interpartis flamands (écologistes d'Agalev, sociaux-chrétiens du CVP, socialistes du SP, libéraux du PVV et nationalistes de la Volksunie) a été signé le 10 mai 1989, mais a été dénoncé quelques semaines plus tard par Jaak Gabriels, Président de la Volksunie, bientôt suivi par le CVP et le PVV. Le deuxième a été concrétisé par une motion du Parlement flamand|Conseil régional flamand le 19 novembre 1992, déposée par Marc Van Peel (CVP), Lode Hancké (SP), Edward Beysen (PVV), Jos Geysels (Agalev) et Jan Decorte (ROSSEM). Un troisième accord, la Charte pour la démocratie, a été adopté avant les élections communales et provinciales belges de 2000.

Refuser la discussion, c'est refuser la démocratie

Le refus de dialogue est une autre conséquence du cordon sanitaire. Or, selon le Philosophe de gauche Jürgen Habermas, la démocratie se caractérise par le principe de discussion. Refuser la discussion, c'est donc en quelque sorte refuser la démocratie. La discussion permet de nuancer et de rapprocher les points de vue, elle permet de réduire l'intolérance et de diminuer les tensions. Elle permet de prendre conscience de problèmes que l'on ignorait ou que l'on refusait de voir. Refuser la discussion, c'est tendre vers le conflit et l'affrontement, c'est donc générer une société conflictuelle, où les oppositions ne peuvent se résoudre que par les rapports de force, les interdits et donc la dictature.

En empêchant le mécontentement de s'exprimer par des canaux institutionnalisés, ceux qui nous gouvernent (du côté francophone en particulier)  génèrent des tensions qui pourraient un jour susciter la violence.

L'avantage de la démocratie est d'autoriser les ajustements indispensables en permettant aux tensions de s'exprimer et de trouver une solution pacifique. Le système en place prend le chemin inverse : il se crispe et se raidit, défend ses positions et exclut tout débat sur les sujets qui lui déplaisent.

On s'éloigne de la démocratie et on se dirige vers une crise qui pourrait mener à la violence. Ceci n'est pas une mise en garde ni une menace à l'égard du système, mais un simple constat de bon sens.

Ceux qui isolent et stigmatisent leurs adversaires portent l'étiquette de "démocrates", ceux qui veulent l'application de la volonté populaire portent l'étiquette de "liberticides".

On est en plein monde orwéllien : les bons sont les mauvais et les mauvais sont les bons, grâce à une habile manipulation médiatique. Mais à long terme, toute manipulation finit par être éventée.

Le cordon sanitaire radicalise les deux camps et empêche tout compromis. On voit l'ennemi à l'intérieur, alors qu'il est aux portes de la cité. Aveuglement suicidaire : on s'allie à l'inconnu pour combattre son propre sang.

 Il met en danger la Belgique et paradoxalement la Belgique francophone, en empêchant de prendre à temps les mesures qui s'imposent, les tensions s'aggravent et la rupture deviendra inévitable.

Censure

Le "cordon sanitaire" a été ouvertement et fermement condamné par l'association "Reporters Sans Frontières" (RSF). D'après Olivier Basille, directeur de RSF Belgique, l'un des points faibles de la liberté de la presse en Belgique reste le cordon sanitaire imposé en communauté française. 

"Même s'il s'explique par un souci démocratique, pour le classement c'est perçu comme une forme de censure."

"En tant que télévision publique, il est du DEVOIR de la RTBF d’informer les citoyens belges du contexte politique national, tout spécialement en période électorale. Cette information passe bien évidemment par l’analyse des mouvements les plus extrémistes. Dans ce contexte, comme tout support médiatique, la RTBF ne peut être tenue responsable des propos tenus par des tiers sur son antenne, que ce soit en direct ou en différé. S’il appartient à la direction de la RTBF et à ses journalistes de se désolidariser des propos racistes qui pourraient être tenus à l’antenne, il ne leur appartient pas de les censurer", a poursuivi Reporters sans frontières.

Il est INADMISSIBLE que les membres du conseil d’administration de la RTBF, tous désignés par les quatre principaux partis politiques francophones, puissent procéder à la "sélection des participants" d’un débat politique et intervenir à un tel niveau de détails dans l’organisation des émissions politiques. Si tous les partis politiques doivent bien évidemment être invités aux débats politiques, exiger la présence de chacun d’entre eux comme condition nécessaire à leurs tenues est surréaliste et hautement contestable.

Classement de la liberté de la presse

RSF (Reporters sans frontières) publie chaque année un rapport sur l'état de la liberté de la presse dans le monde pour lequel elle a forgé la notion de prédateurs de liberté de la presse pour les chefs d'État, chefs de guerre et dictateurs, qui privent les journalistes de la liberté nécessaire à leur travail. Et qui, non seulement ne les protègent pas, mais les maltraitent, les persécutent, jusqu'à l'assassinat.

Ce rapport, très médiatisé à chaque sortie, se fonde sur plusieurs points pour évaluer la réelle liberté de la presse. Cela va des atteintes aux journalistes, en passant par les lois entravant ou limitant la liberté de la presse.

Classement mondial de la liberté de la presse en 2017

En 2017, la Belgique occupe désormais  la 9ième place au Classement mondial de la liberté de la presse.
Pourtant, paradoxalement la censure est toujours d'application et rien n'a changé depuis 2013 lorsque la Belgique occupait la 21ème place de ce classement.

Elle avait perdu cinq places pour différentes raisons :

  1. La principale raison est le cordon sanitaire imposé en Communauté Française qui est une censure et une atteinte aux droits de l'homme.
  2. D'un côté un effet mécanique dû à la progression d'autres pays dans le classement, de l'autre, un climat tendu dû à la crise politique que le pays a traversée en 2010.
  3. Les 541 jours sans gouvernement ont été accompagnés de pressions sur la presse.
  4. Durant la crise, certains politiques ont refusé de s'y adresser.
  5. Celle-ci s'est également remise en question, en hésitant sur la nécessité de transmettre toutes les informations.

Conclusions


Démocratie Nationale exige l'abrogation du cordon sanitaire

Le cordon sanitaire constitue une censure INCOMPATIBLE avec les standards démocratiques européens, de même qu'une diabolisation inacceptable des partis qualifiés d'antidémocratiques.

Un véritable redressement démocratique de la Belgique s'impose



Démocratie Nationale

COPYRIGHT © 2011 - 2018 - Démocratie Nationale / DNat.be - Tous droits réservés