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La christianophobie - L'Antichristianisme

Définitions


La Christianophobie

La "christianophobie" est l'ostilité, l'intolérance et la discrimination envers le christianisme ou les chrétiens.

L'Antichristianisme

"L'antichristianisme" désigne la critique, l'opposition, la méfiance, l'hostilité, la discrimination, la répression ou la persécution du christianisme.


Les chrétiens sont l’un des groupes religieux les plus menacés sur la planète.

Chaque jour, des chrétiens subissent la discrimination et la violence.
En 2016, un chrétien est mort pour sa foi toutes les 6 minutes !

Introduction

Le christianisme est la religion la plus persécutée au monde, principalement dans les pays islamistes. Intolérance, vexations, viols, mutilations, meurtres, y sont le lot quotidien.

Parfois la communauté internationale s’en émeut, mais trop peu souvent !

Le monde n’a jamais été aussi hostile à l’égard des chrétiens, plus de chrétiens sont morts en martyr en un siècle que dans toute l’Histoire du christianisme.

La liberté des chrétiens se réduit toujours un peu plus de par le monde. 
Au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie, les attaques systématiques contre les communautés chrétiennes se multiplient.

La christianophobie qui s’observe en terres d’islam et qui pousse à l’exil de nombreux chrétiens maltraités, n’a rien de comparable avec l’"islamophobie" reprochée à ceux qui, en Occident, n’appliquent en réalité que l’élémentaire approche critique d’une religion ou d’une idéologie : une attitude qui n’interdit visiblement pas aux musulmans de rejoindre l’Europe !


La persécution des chrétiens dans le monde

Aujourd’hui, 215 millions de chrétiens sont gravement persécutés dans 50 pays.

État des lieux

75 % des cas d'atteintes à la liberté religieuse concernent les chrétiens.

Le christianisme est la religion la plus persécutée du monde, c'est celle qui est persécutée dans le plus grand nombre de pays du monde et dont le plus grand nombre d'adeptes sont soumis à des persécutions.

Sur 131 pays de culture chrétienne, il n'y en a pas un seul où la législation sur la liberté religieuse laisse à désirer. Sur 49 pays de culture musulmane, 17 ne tolèrent aucune autre religion et contrôlent étroitement les croyants non musulmans, 19 reconnaissent théoriquement la liberté religieuse mais ne l'appliquent pas en pratique.

En premier lieu il y a les états où le christianisme est interdit. Ces cas les plus brutaux en terme de persécution correspondent à la Corée du Nord et à l’Arabie Saoudite. Il y a ensuite les états où le christianisme est « toléré » mais soumis à de violentes persécutions. On peut penser à des états tels que la Birmanie ou le Sri Lanka où la persécution religieuse est aussi ethnique (c’est une persécution avec une épuration ethnique contre les groupes ethniques minoritaires qui sont souvent mais pas exclusivement les groupes non-bouddhistes) .

Persécution des chrétiens dans le monde
Persécution des chrétiens dans le monde

Il y a aussi la très forte intolérance de la Turquie envers les convertis au christianisme vus comme devenant  "arméniens", l’interdiction du « prosélytisme » en Tunisie.

Depuis juillet 2015, la Chine a arrêté et placé en détention plus de 230 avocats et militants des droits de l’homme, dont beaucoup sont chrétiens. Elle a aussi mis en place de multiples restrictions contre l’expansion du christianisme. 

Concernant le cas du Pakistan, il s'agit de persécution massive (aussi renforcée d’ailleurs par le fait que les chrétiens sont aussi cantonnés aux métiers réservés dans la société indienne aux intouchables). Sur le Pakistan il y a aussi les cas de mariages forcés, lesquels ne peuvent laisser insensibles.

Il y a les cas où des groupes armés tuent et:ou convertissent de force les chrétiens. C’est le cas de l’EI (DAECH) en Irak et en Syrie (même si ils s’en prennent aussi violemment aux chiites et encore plus violemment aux yézidis) qui a mis en place une épuration ethnique des chrétiens dans les zones qu’il contrôle. C’est aussi le cas de Boko Haram qui cible particulièrement les chrétiens ou des groupes islamistes somaliens comme les shebab (les étudiants tués à l’université de Garissa l’ont été car ils étaient chrétiens).

Enfin, il y a les cas d’atteinte à la liberté religieuse ciblant notamment les chrétiens en empêchant des personnes de se convertir au christianisme. Cette carte, qu’il faut absolument découvrir, donne un état des lieux dans des pays majoritairement musulmans.

L'intolérance religieuse dans le monde

 Le 27 mai 2013, à Genève, S. Exc. Mgr Silvano M. Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies, parlant devant le Conseil des Droits de l’homme, a cité les données bouleversantes selon lesquelles, chaque année, plus de 100 000 chrétiens sont tués pour un motif ou un autre lié à leur foi.

De son côté, le chercheur autrichien Gudrun Kugler, dans le rapport de l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination à l’encontre des chrétiens, présenté le 23 mai 2013 à Tirana au cours de la conférence de l’OSCE,

Carte de l'intolérance religieuse
a mis en évidence la manière dont les limitations apportées à la liberté religieuse et d’expression des chrétiens augmentent de manière exponentielle également en Europe.
Gudrun Kugler

Trois quarts des cas de persécutions religieuses dans le monde concernent les chrétiens mais rares sont ceux qui le savent, rares sont ceux qui le disent


Rapport 2016 sur la liberté religieuse dans le monde

Le 15 novembre 2016 le Rapport 2016 de l’AED sur la liberté religieuse dans le monde.

conclut sur une dégradation générale de la situation et dénonce un intégrisme religieux plus violent que jamais, qui entraine la mort, la destruction, le déplacement des populations et l’instabilité des pays à des niveaux sans précédent.
AED (Aide à l'église en détresse)

La persécution des chrétiens  dans le monde : entre indifférence et complicité

Les racines chrétiennes de l'Europe et la contribution majeure du christianisme à notre continent et en condamnant la profanation des tombes comme un manque de respect vis-à-vis de l'Église, de son histoire millénaire et de ses millions de fidèles

Actes de profanation de sépultures et de vandalisme antichrétien, Chrétiens égorgés et persécutés Où sont donc passés les professionnels de l’indignation ? Où sont les ministres avec leurs traditionnelles têtes d’enterrement ? Si ces tombes avaient été musulmanes, cette information serait reprise par tous les médias, et elle provoquerait immédiatement le grand émoi des professionnels de l’antiracisme. Mais là il ne s’agit que de tombes catholiques alors cela n’intéresse personne. Ce silence scandaleux démontre combien la laïcité des socialistes s’exerce à sens unique : tout pour les islamistes et rien pour les autres ! »

"Jacques Julliard dans Le Nouvel Observateur le 14 octobre 2010 disait: «Ce n'est rien. Rien que des chrétiens qu'on égorge. Des communautés religieuses que l'on persécute. Mais où cela ? Un peu partout. En Inde, au Bangladesh, en Chine, au Vietnam, en Indonésie, en Corée du Nord. Là où ils sont minoritaires. Et surtout en pays musulmans. Et pas seulement en Arabie saoudite, où le culte chrétien est puni de mort. Mais en Égypte, en Turquie, en Algérie. Dans le monde actuel, le christianisme est de loin la religion la plus persécutée.» Et d'ajouter que «c'est au Proche-Orient, là même où le christianisme a pris naissance, que la situation est la plus grave». Risque d'une disparition prévisible à court terme des communautés chrétiennes si rien n'est fait. Une raison d'être du synode des évêques d'Orient est justement «d'attirer l'attention sur ces persécutions et de passer un nouveau pacte pacifique avec les populations musulmanes». Autre constat troublant: «une sorte de Yalta culturel d'un type nouveau est en train de s'instaurer de fait: en Orient, le monopole d'une religion unique de plus en plus intolérante, l'islam. En Occident, le pluralisme, la tolérance et la laïcité. Ce Yalta est, comme l'autre, générateur de guerre froide, pour ne pas dire davantage. Il faut donc, sans arrière-pensée ni faiblesse complaisante, défendre le droit des chrétiens d'Orient à l'existence». C'est là un dossier grave et urgent qui attend les militants des droits de la personne."

La christianophobie qui s'observe en terres d'islam et qui pousse à l'exil de nombreux chrétiens maltraités, n'a rien de comparable avec l' "islamophobie" reprochée à ceux qui, en Occident, n'appliquent en réalité que l'élémentaire approche critique d'une religion ou d'une idéologie: une attitude  qui n'interdit visiblement pas aux musulmans de rejoindre l'Europe. Or cette accusation, brandie au moindre prétexte, a pour résultat d'occulter les insupportables conditions que subissent les chrétiens d'Orient, ces minorités qui sont de moins en moins tolérées dans des pays qui les ont vues naître et dont elles ont souvent façonné une part de leur identité, bien avant que l'islam ne s'installe. Ils ne sont plus que 50.000 en Territoires palestiniens, et leur présence y est, comme en Iran, en Egypte, en Turquie, en Algérie, etc., de plus en plus indésirable. En Irak, leur vie est devenue littéralement infernale.

La situation de chrétiens d'Orient, évoquée dernièrement lors d'un synode au Vatican, est une injustice qui heurte également la liberté de culte et de religion. Elle est d'autant moins tolérable qu'elle passe inaperçue et n'émeut pas plus les autorités musulmanes que les "antiracistes", qui ne voient que d'un œil.

Christianophobie

Les chrétiens ont de plus en plus de mal à pouvoir s'exprimer en toute liberté dans l'espace public. Les symboles chrétiens sont actuellement la principale cible des actes de vandalismes et de profanations dans les pays d'Europe, même si la presse en parle peu. Le concept de christianophobie décrit ces atteintes à la liberté religieuse de plus en plus fréquentes dans les pays marqués par la montée de la sécularisation. Des données précises peuvent être trouvées dans les rapports de l'Observatoire de l'intolérance et de la discrimination contre les chrétiens en Europe.

La liberté religieuse est menacée par des mesures venant parfois des pouvoirs publics, c'est le phénomène du laïcisme et des diverses discriminations légales spécifiquement antichrétiennes. Mais la christianophobie existe aussi dans le monde de l'entreprise, où l'on observe également une tendance à exclure des emplois impliquant une visibilité publique (comme dans les médias par exemple) les personnes qui expriment les valeurs chrétiennes.

Par ailleurs, l'intolérance sociale contre tout ce qui est chrétien et croit en Dieu est de plus en plus forte. Souvent sous forme de dérision, mais parfois plus agressivement contre la dignité de la personne. Il est de plus en plus politiquement incorrect de manifester sa foi en Jésus Christ. La christianophobie qu'elle soit explicite ou sournoise commence même à inquiéter des non-croyants. En France les préjugés antichrétiens ne sont pas une nouveauté, mais ils commencent à occuper sérieusement l'espace public.

A l'heure où l'on parle de la nouvelle évangélisation en Europe, prendre conscience du problème de la christianophobie est nécessaire. Sur l'Internet, les forums catholiques et les blogs catholiques ont d'ailleurs un rôle important à jouer concernant la cathophobie en particulier.

Quant à l'expression « christianophobie », elle a été forgée par un juriste juif américain d'origine sud-africaine, du nom de Joseph Weilere. Le terme a été repris par le pape Benoît XVI dans un discours à la Curie romaine le 20 décembre 2010 et désigne différents types de menaces contre le plein exercice de la liberté religieuse en Occident en particulier. Exemple : le bannissement de la vie publique des fêtes et des symboles religieux, comme la sentence Lautsi de la Cour européenne des Droits de l'homme qui voudrait interdire l'exposition du crucifix dans les écoles italiennes.

Mais la christianophobie ne concerne pas seulement l'Occident et son indifférentisme religieux de plus en plus fort. Les chrétiens qu'ils soient catholiques, protestants ou orthodoxes souffrent de persécutions religieuses dans bien des pays. C'est le cas dans de nombreux pays à majorité musulmane, ou ayant une forte identité religieuse hindoue ou bouddhiste. C'est aussi le cas dans les pays à régime communiste tels que la Chine ou la Corée du Nord, qui postulent un contrôle étroit de l'Etat sur la société.

Au Moyen-Orient, la situation des communautés chrétiennes persécutées fait l'objet de craintes particulières. Le 31 octobre 2010 (veille de la Toussaint), une attaque meurtrière menée par les terroristes d'Al Qaeda contre la cathédrale syriaque catholique de Bagdad avait tuée 44 chrétiens irakiens et deux prêtres. Cet attentat terroriste a provoqué une nouvelle vague d'émigration des chrétiens d'Iraq. Prions pour que les chrétiens d'Orient gardent l'espérance, surmontent leur peur et ne capitulent pas devant l'offensive des terroristes qui veulent les chasser de la région.

Chaque année, le soir de Noël, alors que les Européens vivent la commémoration de la naissance du Christ comme une fête joyeuse, les chrétiens vivant là où le christianisme est persécuté vont à la messe de minuit, la peur au ventre. Chaque année en effet, les chrétiens de ces pays sont pris d'assaut jusque sur le parvis de leurs églises. Le message de leurs bourreaux est clair : pour être en sécurité, il faut soit partir soit cesser d'être chrétien.

Le nombre de Chrétiens persécutés dans le monde oscille entre 100 et 150 millions d'âmes. Ce chiffre, en hausse constante, fait du christianisme la religion la plus persécutée. Selon Portes ouvertes, « un chrétien meurt toutes les 5 minutes ».

Et comme l'explique Marc Fromager, directeur de l'Aide à l'Eglise en détresse (AED), « sur 131 pays de culture chrétienne, il n'y en a pas un seul où la législation sur la liberté religieuse laisse à désirer. Sur 49 pays de culture musulmane, 17 ne tolèrent aucune autre religion et contrôlent étroitement les croyants non musulmans, 19 reconnaissent théoriquement la liberté religieuse mais ne l'appliquent pas en pratique. Les chrétiens restent le groupe religieux le plus discriminé dans le monde: 75 % des cas d'atteintes à la liberté religieuse les concernent ».

Et le pire dans cette christianophobie mondiale est l'indifférence qui l'entoure.

Certes, les attentats contre des Chrétiens en Irak ou en Egypte en 2010-2011 revendiqués par Al-Qaïda furent fort médiatisés. Mais les nombreux cas de « christianophobie ordinaire », commis au nom des législations en vigueur ou avec la complicité des autorités, sont ignorés. Ceci s'explique par le fait que les mythes fondateurs du politiquement correct et la « politique d'apaisement » empêchent de désigner les bourreaux.

En vertu du premier mythe, celui qui fait du communisme l'idéologie égalitaire des « opprimés », il est impossible de dire que les régimes marxistes d'hier (ex-URSS) et d'aujourd'hui (Chine, Corée du Nord, etc) sont les plus terribles persécuteurs de chrétiens, lesquels sont pour eux des « agents de l'Occident capitaliste ». Rappelons à ceux qui pensent que le communisme est « mort » avec la chute de l'ex-URSS que la Chine et la Corée du Nord communistes sont les plus grands tueurs de chrétiens. En Corée du Nord, ces derniers peuvent être tués juste à cause de leur foi. En Chine, l'évangélisation est punie par des peines de prison et les chrétiens, suspects d'être « révolutionnaires », ne peuvent adhérer qu'aux pseudos églises contrôlées par le parti communiste. Fait parmi tant d'autres, le 25 décembre dernier, lorsque les membres de l'église protestante Shouwang ont voulu célébrer leur messe, 50 d'entre eux ont été arrêtés. Et depuis avril 2011, date à laquelle l'église a été obligée de célébrer son culte en plein air, faute de local, 1000 fidèles ont été incarcérés. Chaque année, le nombre de chrétiens incarcérés à vie ou morts en prison –dont des évêques et nombre de prêtres- s'élève à des milliers.

En vertu du deuxième mythe, celui des religions asiatiques – boudhisme et hindouïsme – « foncièrement pacifiques et tolérantes », les crimes anti-chrétiens commis en terre bouddhiste (Laos, Cambodge, Vietnam, etc) ou hindouïste (Etats de l'Union indienne dirigés par le parti nationaliste BJP) sont ignorés par nos bonnes consciences « bobo » qui pensent que le christianisme est la pire des religions. Or en Inde, les chrétiens, réprimés par les lois « anti-prosélytisme », sont perçus comme des « traîtres » à la nation indienne hindouiste. Souvent issus de la sous-caste des Dalits (Intouchables), ils subissent des raids d'extrémistes hindous et des partis nationalistes religieux au pouvoir dans certains Etats. Ainsi, dans l'Etat de l'Orissa, mille chrétiens ont été tués depuis 2007 ; 50 000 Dalits ont fui leur maison pillée par les hindouïstes, mais la plupart des criminels anti-chrétiens ont échappé à la justice.

Le troisième mythe, celui de « l'islam religion de paix et de tolérance », empêche de dire que les chrétiens (assimilés aux « Croisés occidentaux ») ont toujours été traités en citoyens de seconde zone ou en bouc-émissaires, parfois cibles de génocides (Turquie, Soudan, etc).

Au Nigeria, plus grand Etat musulman d'Afrique noire, qui compte 50% de musulmans et autant de chrétiens, 11 Etats fédéraux du nord (à majorité musulmane) ont imposé la charia aux chrétiens. Comme chaque année, les chrétiens redoutent des attaques islamistes lors de la messe de minuit, comme celles qui ont tué 50 fidèles durant la Noël 2011. Dans le Nord du pays, qui a sombré dans la guerre civile depuis que les partis islamiques ont refusé la victoire électorale du président nigérien chrétien Jonhattant Gooluck, le mouvement islamiste terroriste Boko Haram (qui signifie « interdire l'Occident »), a tué plus de 3000 chrétiens depuis 2009. En 2012, 450 chrétiens ont été tués, dont 185 dans la ville de Kano.

Au Pakistan, les Chrétiens, qui forment 1,5% de la population, sont de véritables sous-citoyens. Le cas d'Asia Bibi, cette mère de famille chrétienne condamnée à mort pour « blasphème », après avoir bu dans un puits « réservé aux musulmans », n'est qu'un cas (médiatisé) parmi tant d'autres (non médiatisés).

En Arabie Saoudite, grand allié des Etats-Unis, le christianisme est interdit. Une fatwa du chef suprême du wahhabisme stipule que les églises doivent être détruites dans la péninsule arabique. Récemment, 30 chrétiens ont été incarcérés à la prison de Briman (Djeddah) pour avoir célébré un office en privé. Depuis leurs geôles, ils implorent en vain l'aide des Nations unies et des organisations de défenses de droits de l'Homme.

En Syrie, les chrétiens sont agressés par les Salafistes et l'Armée Syrienne Libre (ASL), soutenue par la Turquie. Ceux qui vivent dans la zone de Lattaquié, Tartus, Tal Khalakh ou dans la « vallée des chrétiens », jadis havre de paix, sont expulsés de leur village par des jihadistes.

En Egypte, où les Frères musulmans ont fait approuver une constitution fondée sur la Charià, les chrétiens sont désignés comme les responsables des manifestations laïques hostiles au président Morsi et à la Charià. En décembre 2012, un tribunal du Caire a condamné à mort sept chrétiens coptes pour leur implication dans le film islamophobe qui enflamma le monde. Mais le journaliste qui diffusa en premier le film sur une télévision égyptienne n'a, quant à lui, jamais été inquiété...

Fait divers parmi tant d'autres, sous prétexte que la chemise d'un musulman aurait été brûlée par un chrétien, le quartier chrétien de Dahshura a été entièrement brûlé par les islamistes...

En Irak, la situation est encore plus tragique : depuis le retour des islamistes en 2003, après la chute du régime laïc de Saddam Hussein, il ne reste plus que 300 000 chrétiens (contre 1,2 million en 1980).

Et en Palestine, dans la ville du Christ, à Bethlehem, les chrétiens rasent les murs.

La conclusion s'impose d'elle-même : en restant silencieux, les dirigeants occidentaux, qui pourraient exiger de leurs « alliés » musulmans le même traitement pour les chrétiens que celui qu'ils exigent pour les musulmans en Occident, sont de facto complices des gouvernements qui persécutent ou tuent des chrétiens.


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