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Abattage rituel

Définition


Abattage rituel

L'abattage rituel, notamment représenté par les viandes dites Halal et Casher pour les communautés respectivement musulmanes et juives est un procédé barbare d'une cruauté inacceptable envers les animaux.

Halal et casher sont deux méthodes d’abattage rituel des animaux destinés à la consommation humaine. La méthode halal respecte les règles édictées par le Coran, la méthode casher puise quant à elle sa source dans la Torah. 

L'animal est égorgé conscient (à vif) par un sacrificateur qui prononce une bénédiction au moment de l'égorgement. Les espèces bovines, ovines et caprines doivent être immobilisées par un procédé mécanique et être maintenues pendant la saignée, jusqu'à la mort de l'animal. Les autres espèces, volailles ou encore lapins, sont égorgés après suspension par les pattes.

Les sacrificateurs (égorgeurs) doivent obligatoirement être habilités par des organismes religieux agréés.


Démocratie Nationale condamne la maltraitance animale

Nous militons en faveur d'une société qui se soucie également du sort des animaux.
Nous exigeons l'interdiction sur notre territoire de toute forme d'abattage rituel.

Abattage rituel

Halal casher

Pas de quoi être fier !

Non étourdis, égorgés à vif en pleine conscience, les animaux éprouvent des souffrances intenses. L'agonie des animaux peut durer jusqu'à 14 minutes

"L'abattage rituel" répond à de bien mystérieux interdits religieux. Il fait preuve d’une cruauté et d’un mépris sans égal à l’égard des animaux sacrifiés, qui comme bon nombre de récentes études l’ont montré restent parfois vivants après le premier égorgement, souffrant ainsi de longues minutes avant que le couteau du boucher ne parvienne à les faire passer de vie à trépas.

Non seulement la méthode est barbare et plus que contestable mais les conditions dans lesquelles est pratiqué ce type d’abattage soulèvent aussi des questions fondamentales d’hygiène et de santé publique.

Il est important de s'avoir aussi que, pour des raisons culturelles ou économiques, les musulmans et les juifs pratiquants délaissent certaines parties des animaux qui sont écoulées dans les filières classiques, sans mention particulière !

En 2008, la Direction générale de l’alimentation estimait que 12% des bovins et 49% des ovins étaient tués rituellement. Sur trois animaux abattus rituellement, presque deux seront consommés par l’ensemble des consommateurs.

Nous consommons donc régulièrement, sans en être informés, de la viande provenant d'animaux tués selon des rituels religieux barbares qui nous sont étrangers et dont nous refusons la pratique sur le territoire national.

Démocratie Nationale soutient sans réserve les exigences de GAIA Groupe d'Action dans l'Intérêt des Animaux.

Particularités Halal - Casher

L'animal est égorgé conscient (à vif) par un sacrificateur qui prononce une bénédiction au moment de l'égorgement. Les espèces bovines, ovines et caprines doivent être immobilisées par un procédé mécanique et être maintenues pendant la saignée, jusqu'à la mort de l'animal. Les autres espèces, volailles ou encore lapins, sont égorgés après suspension par les pattes. Les sacrificateurs (égorgeurs) doivent obligatoirement être habilités par des organismes religieux agréés.

HALAL

La méthode d’abattage halal (qui signifie "permis" ou "licite" en arabe) implique que l’acte soit réalisé par un musulman pratiquant.. Cette méthode consiste à inciser brièvement la pointe du cou de l’animal afin de lui faire perdre son sang, ce dernier n’étant pas considéré par les musulmans comme halal. L'animal, la tête placée dans la direction de la Mecque, est égorgé par le sacrificateur qui invoque, juste avant chaque égorgement, le nom d'Allah en proclamant "Bismallah Allahou Akbar", ce qui signifie "Au nom de Dieu le plus grand". L’abattage halal doit être pratiqué sur des animaux non-étourdis, c’est-à-dire conscients. L'abattage du porc est interdit.

Du halal pas vraiment halal. Selon l'association "Islamic Concern for Animals", pour qu'une viande soit halal, il ne suffit pas qu'elle soit issue d'un processus obéissant à certaines règles strictement liées à l'abattage : il faut aussi que le traitement de l'animal vivant suive les principes musulmans.

Ainsi pour elle, il n'est pas "halal" d'élever un animal comme une machine (en élevage intensif par exemple), les animaux aussi méritant compassion, puisqu'ils sont, comme les hommes, des créatures de Dieu.

Casher

La méthode casher, qui découle de l’expression kashrout kamitba’h véhamaakhalim ou "convenance de la cuisine et des aliments", est elle aussi accomplie par un spécialiste que l’on nomme shohet. Au moyen d’un couteau particulier, il tranche lui aussi divers organes de l’animal afin de le vider rapidement de son sang. Après avoir vérifié son couteau et avant l'abattage, le sacrificateur récite une bénédiction qui signifie "Béni sois-tu... Qui nous as sanctifiés par tes commandements et nous as ordonné l'abattage". Dans le cas où de nombreux animaux doivent être abattus, une seule bénédiction suffit.

L'égorgement doit être réalisé conformément à 5 règles édictées par la Thora (livre sacré du judaïsme) : aucune interruption du couteau, une certaine pression exercée sur la chair avec le couteau, une position précise du couteau, une zone d'égorgement définie, la coupure nette de la trachée et de l'œsophage.
La carcasse de l'animal est ensuite inspectée par le sacrificateur qui vérifie 18 points précis (état des organes, poumons en bon état etc.)
La carcasse de l'animal sera écartée si tous les points cités précédemment n'ont pas été strictement respectés et conformes.
D'autre part, certains organes de l'animal sont interdits à la consommation. Il s'agit notamment des reins, des intestins, des vaisseaux sanguins, du nerf sciatique et, pour le bétail, du suif (la graisse).

Une souffrance animale inacceptable

L'abattage rituel, cela reste un abattage industriel, avec ses cadences inadmissibles et sa maltraitance continue envers l'animal, le tout sans étourdissement préalable. Pendant plusieurs minutes, les animaux prisonniers de leur piège mécanique agonisent la gorge tranchée, pendant que d'autres, témoins de la scène attendent leur tour. Entre l'égorgement et la perte de réaction cérébrale, plusieurs dizaines de secondes peuvent s'écouler : une période d'angoisse, de peur, de stress et surtout de douleur extrême qui donnent de surcroît une viande de médiocre qualité...

Des risques sanitaires prouvés

Des vétérinaires ont mis en évidence des risques de contamination de la viande du fait de l'égorgement de la bête, qui va de la gorge jusqu'aux vertèbres, sectionnant tous les organes de la zone, veines jugulaires et carotides pour la saignée, mais aussi la trachée et l'œsophage.

En effet, cette pratique entraîne une régurgitation du contenu de l'estomac par l'œsophage, lequel se trouve anatomiquement juste à côté de la trachée. Or le contenu de l'estomac, riche en bactéries "Escherichia Coli", risque de souiller la chair de l'animal autour du cou, principalement utilisée pour les steaks hachés. En outre, l'animal continue de respirer, même très fort du fait de l'agonie qui peut durer jusqu'à un quart d'heure, et inspire ces matières souillées riches en germes de toutes sortes. Ces matières inspirées jusqu'aux alvéoles pulmonaires larguent leurs germes dans le sang d'autant plus facilement que la paroi des alvéoles pulmonaires est très mince et que la circulation sanguine est toujours en cours pendant cette période d'agonie, et même accélérée par le stress au niveau des organes essentiels.

Des risques pour la santé humaine

Des pratiques liées à la mise en œuvre du rituel d’abattage peuvent avoir des conséquences en termes de salubrité et de sécurité des carcasses. 
Le tranchage de la trachée et de l’œsophage provoque le déversement du contenu gastrique (voire pulmonaire) sur les viandes de tête, de gorge et de poitrine.

La pratique de la betiqua (inspection dans le rituel casher) peut avoir deux inconvénients majeurs :
  1. lorsque la betiqua est réalisée sur des carcasses au sol, la peau de l’animal peut être souillée.
  2. Ensuite, on note que la boutonnière réalisée en vue de l’inspection des viscères peut provoquer une fragilisation des attaches des viscères et un risque accru d’éviscération ratée avec souillure de la carcasse.
Pascale Dunoyer, Chef du bureau des établissements d’abattage à la Direction Générale de l’Alimentation. Bulletin de l’Académie Vétérinaire de France, 2008.

La France et la Belgique sont en tête des pays européens

Dans sa Lettre mensuelle de décembre 2010, la Fédération des Vétérinaires d’Europe (FVE) mentionne une enquête menée par la Direction Générale Santé et protection des consommateurs (DG SANCO de l’UE) concernant le pourcentage des animaux abattus sans étourdissement préalable. La France et la Belgique sont en tête des pays européens.

 PAYSAGNEAU (%)MOUTON (%)
France 80 80
Belgique 40 92
Pays-Bas   80
Espagne 15 20
Autres pays Marginal Marginal

 

Le sacrifice rituel en milieu urbain

La fête sacrificielle du mouton l'"Aïd al-Adha", appelée aussi "Aïd al-Kabïr", se pratique dans la légalité ou la clandestinité, en milieu urbain ou campagnard, tant dans les pays musulmans que laïques.

Traditionnellement, c’est au père de famille d’exécuter le rituel dont il est censé transmettre les valeurs et gestes à ses fils.

Durant la fête de  de nombreux musulmans se passent de l'abattoir et tuent par leurs propres moyens les moutons, même si cela est illégal. Parfois, les bêtes sont dissimulées quelques jours avant, attachées et enfermées sans eau dans des coffres de voiture, sur les balcons, dans des jardinets, pour être finalement égorgés maladroitement dans des cours d'immeubles, dans la baignoire, ou au bord de rivières dans des conditions de souffrance importante.

Sacrifice d’un mouton lors de l’Aïd-el-Kebir, Pakistan, 2008

Conclusions


La liberté religieuse n'autorise pas tout !

L'abattage rituel est un procédé moyenageux et barbare pratiqué par des monstres

Démocratie Nationale condamne la maltraitance animale et l'abattage rituel qui doit être interdit sur le territoire national.



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