Dossiers spéciaux

Les Dossiers spéciaux

Manipulation des masses et de l'opinion publique

Sommaire :


Les stratégies et les techniques des " Maîtres du Monde " pour la manipulation de l'opinion publique et de la société...

" Capturez leurs esprits, leurs cœurs et âmes suivront... "

Ces stratégies ont pour but un contrôle global de la société.


Introduction

La manipulation des masses est apparue dès que l'homme dans son histoire fut capable de se constituer en groupes hiérarchisés d'intérêts différents (politiques différentes) dont les dirigeants, cherchant à accroître ou maintenir leurs pouvoirs, manipulaient les masses crédules afin de servir leurs intérêts et leurs ambitions.

Ainsi il est aisé de supposer que bien avant notre ère, certaines civilisations utilisant les moyens à leur disposition pratiquaient déjà ce type de manipulations.

On appelle "techniques de manipulation des masses", l'ensemble des moyens d'influence permettant la manipulation de l'opinion publique à des fins politiques, économiques ou stratégiques.

On peut quelque qu'en soit sa forme, l'assimiler à une arme psychologique absolue, qui peut être dirigée vers son propre groupe (par exemple en y attisant les schismes) ; ou bien encore vers un autre groupe afin d'en prendre le contrôle ou du moins y semer le désordre.


La manipulation des masses, s'appuie sur cinq types de techniques :

  • La technique de planification ;
  • La technique psychologiques ;
  • La technique de propagande ;
  • La technique de désinformation ;
  • La technique d'actions ciblées.

 

Une des formes courantes de cet art manipulatoire est
d'altérer le comportement d'une cible choisie
en modifiant sa perception du réel.
Le but à atteindre étant toujours de garder une solide emprise sur la cible par une situation de dépendance psychologique et matérielle.

 



L'art de la Guerre

Le premier document faisant mention de techniques de manipulation, est "l'Art de la Guerre", attribué à Sun Tzu (auteur ou groupe d'auteurs) dont on ne sait rien, si ce n'est qu'il vécut quelques siècles av J-C. en Chine à peu près à la même époque que Confucius. Toujours est-il que l'on se doit de supposer qu'il s'agissait d'un excellent stratège, vu le contenu de son ouvrage.

Il existe deux moyens de faire la guerre :

  • le premier est le recours à la force ;
  • l'autre beaucoup plus subtil est le recours aux techniques de manipulation.

"Tout l'art de la guerre est fondé sur la duperie".

"Ceux qui sont experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemie sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un état sans opérations prolongées".

"Toute campagne guerrière doit être fondée sur le faux-semblant ; feignez le désordre, ne manquez jamais d'offrir un appât à l'ennemi pour le leurrer, simulez l'infériorité pour encourager son arrogance, sachez attiser son courroux pour mieux le plonger dans la confusion : sa convoitise le lancera sur vous pour s'y briser."

"Lorsque l'ennemi est uni, divisez-le ; et attaquez là où il n'est point préparé, en surgissant lorsqu'il ne s'y attend point. Telles sont les clefs stratégiques de la victoire, mais prenez garde de ne point les engager par avance."

Extraits de l'Art de la Guerre - Sun Tzu.

On peut après lecture de l'ouvrage en déduire que pour Sun Tzu les techniques de manipulation consistaient en :

  • une discréditation des meneurs ;
  • une désorganisation systématique des principes d'autorité ;
  • une ridiculisation de certains aspects culturels ;
  • une nécessité de semer doute et discorde au sein du peuple en y répandant immoralité et débauche avec des techniques de propagandes et de rumeurs, ainsi q'une perturbation de l'ordre économique.

Ajoutons à cela qu'il préconisait l'utilisation du "dynamisme des contraires" (qui constitue une des armatures de la philosophie chinoise), poussant par exemple les jeunes à se révolter contre les vieux. Ce qui sera d'ailleurs reprit bien plus tard, par certains de ses contemporains du XX e. S.


La manipulation des masses peut se résumer en une stratégie en dix points.

 

Ces dix points détaillent l'éventail, de la stratégie de la distraction à la stratégie de la dégradation, des manières de maintenir les citoyens dans l'ignorance et la médiocrité.

 

En lisant ce texte, on reconnaîtra les techniques de gestion, par ceux qui nous gouvernent, de l'immigration, de l'extrémisme, de la crise des retraites, etc...



1. La stratégie de la diversion

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

"Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux". Extrait de "Armes silencieuses pour guerres tranquilles".

Depuis l'époque romaine et son fameux Panum, vinem et circenses, la distraction permet de contenir les velléités des masses. Donner du pain et des jeux au peuple pour calmer la population est une stratégie éprouvée.

Nous sommes, plus que jamais, dans une ère de distractions ; les loisirs n'ont jamais été aussi présents.

Aujourd'hui, le loisir est un des éléments moteurs de nos comportements. Le temps passé devant la télé - loisir de masse s'il en est a encore augmenté en 2009. La population mondiale passe, en moyenne, 3h12 par jour devant son poste de télé(2). Le temps passé par les ados et les jeunes adultes devant une console de jeu est encore plus important. Ces temps cumulés peuvent atteindre et même dépasser le tiers d'une journée... Pendant que l'on se distrait, que l'on joue ou que l'on regarde la télé on ne se plaint pas, on ne se révolte pas !



2. La stratégie du choc et de la solution

On crée d'abord un problème, une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter.

Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

Cette méthode est aussi appelée "problème - réaction - solution".

N'est-ce pas ce que l'on a fait avec la grippe A/H1N1 ? On nous à fait croire à une pandémie dramatique puis on nous a proposé un vaccin miracle... C'est une forme de maintien de l'ordre en place par la peur.

Les médias qui relayent les informations conventionnelles jouent un très grand rôle dans cette stratégie. Et de plus en plus on est obligé de constater que les médias nous livrent telle qu'elle une "info clé sur porte" tirée immédiatement de communiqué de presse. Dans les médias les plus lus ou vus, il n'y a plus guère d'esprit d'analyse et de critique mais bien une info formatée.



3. La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de plusieurs années.

C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s'ils avaient été appliqués brutalement.

Le raisonnement précédent vaut aussi pour cette stratégie... La peur inspirée au public s'installe lentement, sournoisement presque naturellement !



4. La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur.

Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat.

D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite.

Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité.

Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

Exemple récent : le passage à l'Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001.

Voici une stratégie très souvent adoptée par les milieux politiques, notamment lorsqu'ils nous annoncent des mesures d'économie draconiennes. Mais c'est aussi une tactique utilisée par les grandes entreprises qui nous fournissent des matières essentielles à la vie quotidienne... Les augmentations du prix de l'énergie sont toujours prévues à l'avance !



5. La stratégie de l’infantilisation

S'adresser au public comme à des enfants en bas-âge.

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental.

Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ?

"Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'une personne de 12 ans". Extrait de "Armes silencieuses pour guerres tranquilles".

Adopter un ton débilisant pour s'adresser aux masses... voila une technique éprouvée. Il s'agit de rendre les gens suggestibles à souhait. Plus ils sont prêts à se laisser suggérer des comportements, des choix et des directions à prendre plus ils se font manipuler ! La publicité est la technique de suggestibilité la plus répandue, le marché publicitaire à la télévision a bondi de 257% entre 1986 et 2010(3), le temps de pub par heure de télévision est, désormais, de 6 minutes; il était de moins de trente secondes à l'aube des années septante...



6. La stratégie de l’émotion

Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion.

Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements...

C'est ce que l'on appelle le pathos qui est l'un des trois moyens de persuasion de tout discours depuis Aristote (± 300 avant JC). Lorsque l'on réagit avec le coeur on ne réagit pas avec le cerveau...



7. La stratégie de l’ignorance

Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise. Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

"La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures". Extrait de "Armes silencieuses pour guerres tranquilles".

L'ignorance est omniprésente. Aujourd'hui, se cultiver, lire, apprendre sont autant de tares pour les masses.

L'enseignement n'est pas étranger à cette situation mais l'éducation parentale est le principal artisan de l'inculture qui s'installe de plus en plus dans les masses. La culture demande un effort que beaucoup ne sont plus prêts à fournir. On se réfugie devant la télévision pour se nourrir d'une sous-culture faite de télé-réalité et de shows de bas niveau, facile à appréhender intellectuellement. La télévision est le fast-food de la culture. Et pourtant, la culture est un moyen de s'ouvrir l'esprit et de lutter contre la manipulation.

 

Sans Culture l'homme est manipulable à souhait !

 



8. La stratégie de la médiocrité

Encourager le public à se complaire dans la médiocrité.

Comment ? En encourageant celui-ci à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire, et inculte en érigeant en statut d'idoles et de modèles, les personnes les plus stupides possibles, au travers d'émissions de divertissement les plus aliénantes et débilisantes.

Là encore il suffit de voir dans les rues la médiocrité qui s'installe de plus en plus. A l'inculture s'ajoute dans le chef de plus en plus de monde, la vulgarité des comportements et des tenues vestimentaires. L'influence de la télévision n'est pas étrangère à ces comportements. Le ridicule ne tue plus, au contraire il s'élève au niveau d'une sorte de classe dominante. 

 

Nous devons combattre la médiocrité et la vulgarité

 



9. La stratégie de la culpabilité

Remplacer la révolte par la culpabilité.

Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action.

Et sans action, sans volonté, sans identité, pas de révolution !...

On ne cesse de culpabiliser les Européens de leur passé colonial. On associe le nationalisme à l'extrémisme. On incite l'individu à se replier sur lui-même, sur sa vie et on le culpabilise s'il tente d'en sortir. Il s'agit aussi de faire croire aux masses qu'elles n'ont pas le niveau pour comprendre les mécanismes mondiaux. D'un côté on favorise l'inculture des masses et de l'autre on leur reproche de ne pas être intelligentes... Il y a comme un hiatus qui débouche souvent chez le commun des mortels sur toute forme d'inhibition de l'action, donc de la révolte...

 

Nous devons être fier de notre passé, de nos origines et les préserver

 



10. La stratégie de la connaissance

Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes.

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement.

Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

La publicité et les techniques de vente, même les plus controversées, servent par ailleurs de modèle au discours politique, surtout en période électorale. Leur influence, en particulier celle du marketing politique, est considérable sur le citoyen à l'heure de choisir les dirigeants dans une "démocratie d'opinion".



Conclusions

Les façons d'influencer les adversaires sans utiliser de forces militaires n'ont pas beaucoup changé depuis Sun Tzu.

L'action psychologique :

  1. est une alternative pour les états tentants de s'imposer en relation internationale que ce soit par l'utilisation de propagande, par la désinformation ou par des mesures actives et selon qu'elle s'adresse à une élite, à la population, aux militaires ou à des groupes/individus influents.
  2. est un sujet difficile à analyser parce qu'elle est difficile à identifier clairement à cause de sa nature clandestine.

Une nouvelle façon de faire la guerre est née : " l'infoguerre "

Il s'agit de toutes formes d'actions prises pour avoir une supériorité informationnelle en affectant les informations adverses, les processus basés sur l'information ou les systèmes informatiques.

L'arrivée de l'informatique offre énormément de nouvelle possibilité aux actions psychologiques. En partant avec la prémisse que l'information est devenue une source de puissance et que nous sommes devenus tout à fait dépendant des systèmes informatiques.

le piratage informatique qui peut être utilisé à des fins de sabotage, de criminalité ou de recherche d'informations confidentielles. De plus, parce que les gens croient qu'un ordinateur est un outil ne pouvant pas se tromper, l'autoroute de l'information devient un excellent lieu pour faire un travail de désinformation afin de briser la réputation d'un individu ou d'un dirrigeant comme nous l'ont si bien démontré les révolutions du printemps arabe.


Propagande et désinformation

L'usage efficace des moyens de communication constitue d'une façon générale un élément central pour la propagande et la désinformation.

Le développement de réseaux informatiques mondiaux amplifie par son échelle, par sa puissance ainsi que par l'absence actuelle de toute législation internationale, le pouvoir de diffusion de toute forme de propagande / désinformation mais il est aussi une ligne de défense contre ceux-ci en laissant à tous une possibilité de s'exprimer.

Certaines formes de publicité se rapprochent de la propagande car elles ne visent pas à inciter un individu à acheter un produit mais à faire percevoir à la population que leurs actions sont pour le bien-être de tous. D'autre part, la désinformation scientifique peut empêcher un concurrent de faire des recherches sur certains terrains. Un spéculateur peut partir de fausses rumeurs ou faire sauter des bombes pour essayer faire baisser un titre à la bourse.

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